par Nathalie Archambault et Stéphanie Wilbur.

« La planète n’a pas besoin de gens qui réussissent. La planète a désespérément besoin de plus de faiseurs de paix, de guérisseurs, de conteurs d’histoires et de passionnés de toutes sortes. » Le Dalaï Lama
Dans ma dernière infolettre, j’ai partagé ma tendance à créer le chaos dans ma vie. Je remplissais mon agenda, par peur du vide. J’en mettais tout plein dans mon assiette afin de combler un manque. Je prends de plus en plus conscience combien j’étais prisonnière de mon tourbillon.
Je repense à Julie, une jeune femme lourdement handicapée; nous avions développé une belle complicité alors que je l’assistais pour des soins. Elle avait vu combien je m’agitais, mais aussi combien je n’agissais pas pour me rapprocher de mes rêves. Un jour, Julie, qui avait si peu d’autonomie, si peu de possibilités d’actions, m’a dit : « Qu’est-ce que tu attends pour vivre vraiment? Fonce! »
FONCER EN PARTANT DE LA JUSTE PLACE.
Pourtant, je me suis toujours considérée comme une personne fonceuse?
Ce qui a changé, c’est la conscience de l’espace intérieur d’où je pars.
Aujourd’hui, je sais que foncer sans me connecter à moi-même, c’est m’éparpiller.
Alors, maintenant, je m’arrête, pour observer, pour me ‘voir aller’.
Je peux alors prendre un pas de recul et au besoin, rectifier le tir.
J’apprends à laisser plus de cases libres dans mon emploi du temps, afin de me demander ce que j’ai vraiment envie de faire dans le moment présent.
Je respire davantage.
Je priorise de courtes méditations quotidiennes.
Avant de dormir, je prends le temps de lire.
TRANSFORMER SES CROYANCES
J’ai aussi amorcé un travail de fond sur mes croyances limitantes.
Quelles croyances me poussent donc à en faire toujours plus?
Pourquoi ai-je si souvent l’impression de ne jamais en faire assez?
Au fond, ça revient toujours à : « Je ne suis pas assez. »
Pas assez belle, assez bonne, assez ceci, assez cela.
Je prends conscience de mon incapacité à m’engager envers moi-même.
Plutôt que de m’épuiser à me battre tout le temps contre moi, j’apprends à me choisir et m’accueillir dans tout ce que je suis.
JE ME RAPPROCHE DE MA VÉRITABLE ESSENCE, JE REVIENS À MA SOURCE.
J’apprends à prioriser la loyauté envers moi, ma vérité et mes besoins.
Je m’engage à tout moment à sentir ce qui est juste pour moi.
Je m’aime assez pour prendre des décisions en fonction de mon ressenti et faire confiance en mes choix.
J’apprends à dire non aux activités qui me drainent pour m’accorder le temps de faire des choses qui me nourrissent vraiment. Des créations à ma couleur prennent forme.
Depuis que je prends le temps de m’arrêter, je sens le soutien de la vie.
Je sens que je ne suis pas seule.
Je me suis choisie et je m’accompagne, sans exigence, sans compromis.
Je me tiens par la main et j’avance avec confiance.
Et toi, comment t’accompagnes-tu sur ton chemin?
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Suggestion de lecture :
« Le pouvoir de la vulnérabilité » de Brené Brown
Dans ce plaidoyer en faveur de la vulnérabilité, l’auteure révèle que loin d’être une faiblesse elle est plutôt signe de force et de courage. Elle invite à se libérer de la pression du perfectionnisme et à accepter ses insuffisances pour s’affirmer pleinement.
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